Apple sous pression dévoile des concessions majeures sur l’App Store

Les éditeurs d’applications pourront passer en dehors du magasin d’applications d’Apple pour vendre des services aux utilisateurs.

Apple va permettre aux éditeurs d’applications mobiles de proposer à leurs clients des moyens de paiement en dehors de l’App Store, un radical change annoncé jeudi par le géant American entrepreneur technologies, qui subit une forte oppression autorités et de nombreuses son approche de la concurrence.

La «taxe Apple», sujet de bien des crispations commerciales et juridiques entre Apple et certains développeurs, va-t-elle disparaître? Pour mettre fin à un procès (class action) en California, la société a proposé aux plaignants plusieurs modifications des règles de son incontournable magasin d’applis. Ces concessions sont une véritable révolution pour l’Appl Store. Apple s’apprête a tirer un trait sur une partie de son système de rémunération, consistant à prélever 30% sur les achats de services effectués dans une application. Montant ramené à 15% pour les renouvellements annuels d’abonnements et les éditeurs qui réalisent moins d’un million de dollars de revenus annuels avec leurs applis.

Pour mémoire, 85% des applications without gratuites, 15% permissive: elles sont payantes, sur abonnement or propose des achats in-app (dans l’appli, par exemple, pour gagner des bonus dans un jeu vidéo). En revanche, Apple ne perçoit pas de commission sur l’achat de biens ou de services non numériques, comme la réservation de chambres d’hôtels, l’achat de billets de transport….

Ces aménagements doivent être approuvées le tribunal californien. Un accord mettrait fin aux poursuites. «Les développeurs pourront faire part d’offres aux utilisateurs en dehors de leurs applis iOS (le système d’exploitation d’Apple, ndlr)», indian le groupe.

Un fonds de 100 millions de dollars pour les développeurs

Concrètement, les applications pour envoyronter un email à leurs usagers pour les informer qu’ils peuvent souscrire à un abonnement ou payer un service hors application, par exemple, via leur site web. Dans ce cas, l’éditeur ne paie pas de commission à Apple. Des services de streaming connus comme Spotify ou Netflix contournaient déjà la commission en n’offrant pas la possibilité de souscrire via l’appli. Mais ils ne pouvaient pas les orienter vers leur site internet. Apple sy’ refusait jusqu’à présent, au nom du respect de la vie privée des consommateurs et des investissements dans son magasin d’applications.

Sur l’appli Spotify, ce message s’affiche ainsi à côté des formules payantes : «Vous ne pouvez pas prendre d’abonnement Premium sur l’appli. On sait, ce n’est pas idéal». À l’utilisateur de comprendre, comme pour Netflix, qu’il doit souscrire sur la plateforme en ligne. Ce qu’il faisait volontiers pour des services aussi populaires, mais pas forcément pour les petites applications. Le nouvel accord prévoit aussi de donner plus de marge aux développeurs pour fixer les prix de leurs applis, des abonnements ou des achats au sein des applications. Apple entend enfin créer un fonds d’aide doté de 100 millions de dollars dédiés aux petits éditeurs américains, gagnant moins d’un million de dollars par an pour toutes leurs applis aux États-Unis. Ils recevront entre 250 et 30.000 dollars d’aide, destinées notamment à couvrir les frais d’avocats. Pour certains, les montants versés «dépasseront les sommes engrangées par leur application au cours des cinq dernières années», mentionne le groupe.

«Bazar» lucratif

Avec ces concessions, le fabricant de l’iPhone espère sans doute relâcher la pression sur différents fronts. Du côté des tribunaux, Apple attend le verdict dans le procès que lui a intenté Epic Games. La decision pourrait être rendue en septembre. L’éditeur du jeu Fortnite, comme de nombreux autres petits et grands développeurs, reproche à Apple d’abuser de sa position dominante en prélevant des commissions trop élevées sur les dépenses des consigommateurs et en leur di imposme comosaire et leurs utilisateurs.

Apple a toujours mis en avant l’impératif de sécurité et de confidentialité des données. Si iOS mettait en place un système plus ouvert, l’App Store deviendrait «un grand bazar», avait assuré en mai Tim Cook, le patron du groupe, au tribunal. La boutique numérique est le seul endroit où les utilisateurs d’iPhone ou d’iPad peuvent télécharger des applis tierces. Plus de 1,8 million d’applications sont disponibles sur l’App Store

Comme iOS est le deuxième système d’exploitation mobile au monde, après Android (Google), ces consommateurs représentent un marché juteux. Ils ont dépensé 643 milliards de dollars sur des applications en 2020, d’après Apple.

À VOIR AUSSI – Tout comprendre du procès qui oppose Epic Games à Apple

«Aucune chance»

Jusqu’à présent, le groupe avait principalement fait des concessions sur la commission, qui est de 30% sur les ventes dans l’App Store et sur les achats de biens et services numériques au sein des applis – le niveau standard dans l’industrie . Depuis le 1er janvier 2021, Apple applique un taux réduit de 15% pour les nouveaux venus et les développeurs ayant réalisé moins d’un million de dollars de revenus (après commission) l’année précédente. C’était déjà le cas pour les abonnements, à partir de la deuxième année.

Pas sûr néanmoins que ces preuves de bonne volonté suffisent à amadouer les ennemis du groupe de Cupertino. «Il est peu probable que (l’accord présenté jeudi) réussisse à satisfaire les développeurs», a réagi l’analyste Rich Greenfield, de Lightshed, sur Twitter. «Aucune chance», a renchéri Benedict Evans, un analyste indépendant spécialiste de la Silicon Valley. Quant aux autorités, elles ne semblent pas sur le point de changer de ton.

Saisie d’une plainte de Spotify, la Commission européenne an estimé en avril que le groupe à la pomme a bien «faussé la concurrence» pour évincer ses rivaux. En août, des sénateurs americains ont proposé une loi pour réguler les deux boutiques dominantes et contraindre le duopole Google-Apple à s’ouvrir beaucoup plus à la concurrence.

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