Consommation. Action lance une application en France : à quoi sert-elle ?

Son lancement fin octobre en France a été réalisé en toute discrétion. Mais l’application d’Action, l’enseigne de hard-discount aux 690 magasins in France, rencontre déjà un succès notable. Trois jours seulement après sa mise en ligne, elle était téléchargée plus de 90 000 fois. Quelques semaines plus tard, elle est en tête des applis les plus populaires sur Android et s’affiche au 2e rang des applis gratuites les plus téléchargées sur l’App Store.

Ses fonctionnalités restent pourtant très basiques : l’application permet de consulter les horaires d’ouverture des points de vente physiques, de découvrir les différents produits en vente, d’être informé des nouveaux arrivages’ ou list favors. En magasin, les clients peuvent aussi scanner un code-barres pour obtenir le descriptif détaillé d’un produit ou présenter leur “carte de fidélité” dématérialisée à la caisse afin de recevoir un reçu numérique. Utility, sachant que l’impression des tickets de caisse ne sera plus automatique d’ici le 1er janvier 2023.

Lidl et Aldi ne font pas mieux

Ceux qui espéraient pouvoir faire leurs courses chez action depuis leur canapé risquent toutefois de déchanter: l’application ne propose pas de click and collect ou de livraison à domicile. “Pour une enseigne comme la nôtre, l’e-commerce n’est clairement pas rentable si on veut continue à proposer des prix si bass”, justifie Laura Carbone, la directrice de la communication d’Action, dans les colonnes du Parisien.

La troisième enseigne préférée des Français n’est cependant pas le seul discounter à souffrir d’un manque de fonctionnalités en ligne. Lidl Plus, l’appli lancée par to Lidl il ya unan, propose le même niveau de services qu’Action (information sur les supermarches de l’enseigne, acces au catalog et aux promotions, tickets de caisse dématérialisés). A ceci près que la « carte de fidélité » contenue dans l’appli Lidl Plus permet de bénéficier de promotions exclusives.

Celle de son concurrent Aldi ne fait pas mieux, avec seulement la possibilité de consulter les bons plans du moment et le catalogue, de créer une alerte pour savoir quand un produit est disponible, ou de créer sa liste de courses digitale. Chez Noz, c’est encore pire : aucune application n’est disponible. Pour se renseigner sur les derniers arrivages du déstockeur, les amateurs de bons plans doivent s’inscrire à sa newsletter, ou « NOZ’letter ».

Le revers de la médaille

Les attentes des Français sont pourtant grandes : selon le quatrième benchmark du commerce unifié en France iloveretail.fr pourlanet, 81% des consommateurs souhaitent bénéficier du click and collect et 88% de la livraison à domicile. Des services encore peu développés dans le hard-discount, où les enseignes réduisent au maximum les coûts pour proposer des tarifs toujours plus bas. Or, « pour être présent sur l’e-commerce, les investissements sont lourds », observe dans Le Parisien Mike Hadjadj, le fondateur d’iloveretail.fr.

Certes, de plus en plus d’enseignes « de bazar » accélèrent sur le e-commerce depuis la crise sanitaire : GiFi et la Foir’Fouille se sont mises au click and collect, quand Centrakor a développé la e-reservation (avec certains magasins partenaires). Le spécialiste de la décoration pas chere, à l’instar de Stokomani, propose aussi la livraison à domicile. Mais bien souvent, les produits affichés sur le site n’y sont pas éligibles. Le plus simple, pour acheter à petits prix, reste encore de se déplacer en magasin.

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