Mega Drive, Game Boy, Super NES… Quand les consoles de ta jeunesse font leur come-back !

Alors que la Playstation 5 (qui coûte environ 800€) est toujours en rupture de stock, certains ont arrêté de se prendre la tête pour revenir aux bases. Fini d’attendre la fin de la mise à jour ou l’arrivée du dernier DLC à 25€. On monte au grenier, et on ressort la vieille console qui traîne en haut d’une étagère. Cette fameuse console que t’as gardée « parce qu’on sait jamais », alors que ta mère avait pourtant insisté pour que tu la jettes. Si tu as écouté ta maman il ya quelques années, sache que les constructeurs de consoles l’ont bien compris : la nostalgie, ça paye. Après la réédition de la fameuse Super NES de Nintendo en version mini, c’est SEGA, l’ex-concurrent historique qui y va de sa réédition avec la Mega Drive mini 2.

Prince of Nostalgia

Quand les mercredis après-midi étaient ponctués par les jeux de consoles avec les potes sur le canapé, avant les responsabilités, le travail et le loyer. Pour beaucoup, ça fait du bien de se replonger dans les jeux de notre enfance ! En fait, c’est comme une thérapie mais version geek. Un moment solo ou à plusieurs, où on oublie le monde du dehors et on se concentre sur Mario Kart ou Street Fighter. Pas étonnant que le plus souvent, l’objectif du rétrogaming ne soit pas de découvrir des jeux anciens. C’est plutôt la redécouverte des jeux de son enfance qui intéresse. On se souvient de nos premières expériences, du premier boss battu, des heures passées à faire et refaire le même jeu. Les premières notes du thème musical de nos jeux favoris suffisent pour nous ramener des années en arrière.

La nostalgie refait surface, on se remémore les souvenirs associés aux jeux, ou à la console concernée. On s’éloigne forcément de la course au photoréalisme, des graphismes ultra développés, de la 4K et des effets spéciaux impressionnants. Mais qu’à cela ne tienne, ce qui compte, c’est le plaisir que ça procure. Du coup, un certain « ras-le-bol » s’installe chez les joueurs, fatigués de jouer à des jeux uniformisés et peu originaux. La créativité de l’époque face aux contraintes économiques d’aujourd’hui : on en peut plus du 15ème opus de Call of Duty ou du 8ème Assassin’s Creed !

Sous-per Mario Bros

Ainsi, un véritable marché de la console et des jeux “rétro” se développe depuis plusieurs années, non sans complications pour les puristes. En effet, plusieurs facteurs rendent cette pratique quelque peu complexe. Déjà parce que la plupart du temps, le matériel actuel ne permet plus de jouer à certains jeux, les télévisions ne possèdent plus de prise Péritel (ah les s*lauds, comment on branche la Play 2 maintenant ???)… D’autant plus que l’obsolescence programmée qui nous gouverne ne laisse plus la possibilité de rejouer à des vieux jeux sur les dernières générations de consoles.

La rareté des jeux et des consoles pose aussi des problèmes. La plupart n’étant plus produits, les prix s’envolent, surtout que la demande n’a cessé d’augmenter. C’est un milieu très spéculatif, rempli de Madoff de la cartouche rétro, comme nous le prouve cette cartouche de GoldenEye 007 sous blister rigide, vendue pas moins de… 9 800€ aux enchères de Drouot en 2016.

L’émulateur à la rescousse

Credit Photo – Pexels / Karolina Grabowska

Mais pas de panique, il existe néanmoins des solutions pour pouvoir rejouer à tes jeux de l’enfance : les émulateurs. « L’émula quoi ? » L’émulation est le procédé par lequel votre ordinateur peut s’approprier les caractéristiques d’un autre appareil comme une console de jeu par exemple. C’est un logiciel qui permet de reproduire les jeux propres à d’autres consoles et d’autres machines sur un ordinateur et ce, en fonction de spécificités techniques et de la configuration présente sur celui-ci. Il existe plusieurs types d’émulateurs, chacun possédant ses propres avantages et inconvénients. La majorité d’entre elles sont proposées gratuitement en ligne, et sont téléchargées à des fréquences régulières par les internautes et les passionnés des jeux vidéo.

Mais la culture du rétrogaming, c’est aussi le fait de pouvoir échanger, discuter et partager avec d’autres gens qui ont joué aux mimes jeux que nous durant leur enfance. Ce n’était pas forcément possible de communiquer à cette époque où le jeu en ligne n’existait simplement pas, ou n’était pas très développé. Plus largement, c’est une tendance qui va plus loin que le gaming : il ya le retour des anciennes séries télé, celui des vinyles, de la musique des années 1980, des vêtements des années 90… L’industrie du jeu vidéo en a même fait un outil marketing ! Bref, le ringard devient collector, et le gaming ne s’y trompe pas.

Samuel Bernard

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