[Test Blu-ray 4K UHD] CRAZY

Image 4K: 4.5/5

CRAZY. a été tourné en pellicule 35MM (Panavision Cameras). Le film a été remasterisé à partir d’un nouveau scan des négatifs originaux. Il est donc issu d’un master 4K, au format respecté 1.85:1, avec une compression HEVC et une presentation en SDR.

Concernant la définition, celle-ci est excellente. Le grain est bien présent, homogène, fin et non figé, même s’il est un peu plus présent sur certains plans en extérieur lorsqu’il pleut. Pour le reste, l’image respire. On notera aussi un voile de netteté supplémentaire comparé à l’édition Blu-ray. La définition en gagne grandement, surtout sur les visits, costumes et décors. De façon générale, c’est clairement un bond en avant par rapport aux précédentes éditions. On sent tout de même l’utilisation de DNR sur quelques plans mais très peu, donc rien de bien grave.

Sûrement le gros défaut de cette edition : nous n’avons pas d’étalonnage en HDR. Est-ce que le défunt réalisateur à pu finir cette edition avant son décès en decembre 2021? La est la question. En tout cas, les couleurs sont respectées et réalistes. Il en est de même pour les teintes de peau. Concernant les contrasts et les noirs, c’est tout de même mieux là aussi, surtout pour les scènes de nuit ou en basse lumière mais bon, nous nous demandsons ce que cela aurait donné avec le HDR… de Cela reste to è solid. Nous n’avons pas détecté de problèmes de compression lors du visionnage. Une excellente remasterisation et un excellent master de la part de l’éditeur.

Son: 3,5/5

Koba Film nous propose une piste originale en DTS-HD Master Audio 5.1. Puissante, bien répartie, assez précise et ample. Les dialogues sont clairs. Cette piste met vraiment en avant les chansons utilisées (Charles Aznavour, Patsy Cline, Jefferson Airplane, Pink Floyd, David Bowie, etc.) où celle-ci donne tout. Les quelques effets passent bien aussi par les cinq canaux. Le mixage sonore est très équilibré, naturel et permet une bonne immersion dans le film. Le caisson de basse est surtout utilisé lors de l’utilisation des chansons. Une belle petite piste, qui suffit amplement pour un tel film.

Bonus: 4/5

  • Commentaire audio du realisateur
  • L’audition d’Emile (5′)
  • Le tournage au Maroc (4′)
  • Le plateau de tournage (4′)
  • Making-of (101′)
  • Les effets visuels (25′)
  • Les scènes supprimées (19′)

Nous commencons les bonus avec L’audition d’Emile. C’est une vidéo où Jean-Marc Vallée teste son fils Emile Vallée qui interprète Zachary à 6 ans. On découvre des images tournées par le réalisateur, qu’il commente. Un beau bonus. Le tournage au Maroc est donc le making-of du tournage à Essaouira au Maroc. Des images brutes, sans commentaires de l’équipe sur la manière dont s’est déroulé le tournage dans ce pays. Il en est de même pour Le plateau de tournage qui se concentre, lui, sur la scène de l’église et celle de l’accident de moto. Sympathic.

Le très long Making-of revient avec le réalisateur sur la conception du scénario à la réalisation avec un post-scriptum de Vallée. Dans la seconde partie, le producteur Pierre Even revient sur l’expérience de la création du long-métrage. La troisième et dernière partie ce concentre sur l’expérience des acteurs durant le tournage. Très complet, cette featurette plaira clairement aux fans du film. Les effets visuals sont présentés par le superviseur des effets spéciaux Marc Côté. Dans ce bonus, il explique les différents SFX utilisés dans huit scènes. Passionnant si on s’intéresse à la création d’effets spéciaux numériques. Enfin, les scènes suppriméesqui sont assez nombreuses, sont intéressantes et valent le coup d’œil même, si effectivement, elles ne servent pas l’intrigue principale.

Conditions du test

  • TV 4K UHD LG 49UH60
  • Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
  • Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840

Synopsis

L’histoire de deux amours. Celui d’un père pour son fils et celui d’un fils pour son père. Un amour si fort qu’il oblige à vivre dans dans le mensonge. Zachary est différent de ses 4 frères, mais la vie l’emmène dans un voyage surprenant qui le conduit finalement à accepter sa vraie nature, et qui amène son père à l’aimer pour ce qu’il est vraiment.

Critique express du Film

CRAZY est le long-métrage, sorti en 2005, qui a fait connaitre Jean-Marc Vallee. Une chronique familiale se déroulant entre les années 60 et 70 qui est une comédie dramatique réussie à l’humour un peu potache autour des non-dits et de la sexualité. Intelligent dans son propos avec une réalisation réussie, il s’agit d’une belle reconstitution des 60’s et 70’s, avec des acteurs impliqués. On retiendra plus particulièrement les performances marquantes de Michel Cote et Marc-André Grondin. On rigole autant qu’on est ému. Unreussite.

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