Test – Broken Mind – Le survival horror made in France | Xbox One

Après avoir exploré le Beat them up avec Brutal Rage et le Twin-Stick Shooter avec 2urvive, le développeur de 2BAD GAMES s’essaie cette fois à l’action/survival horror avec Broken Mind. En effet Tony DE LUCIA développe seul ses jeux depuis la création du studio en 2017. La rédaction de Xboxygen a d’ailleurs eu l’occasion de s’entretenir avec lui sur son parcours

Dans cette nouvelle œuvre vidéo ludique, nous incarnons l’agent Frank MORGAN, un détective au passé sombre et torturé. Alors qu’une adolescente vient d’être enlevée lors d’un live sur les réseaux sociaux, la géolocalisation de son téléphone portable en pleine forêt va accélérer nos investigations.

Silence…moteur…action !

Nos premiers pas dans l’aventure sont assez brumeux. Notre personnage semble se réveiller dans un manoir sans vraiment savoir comment il est arrivé là. Notre déambulation dans les couloirs est l’occasion de s’initier aux commandes du jeu au travers d’un tutoriel. Classiquement, en dehors des commandes de déplacement et de gestion de caméra, nous pouvons courir, nous accroupir, tirer, recharger notre arme, utiliser un objet mais aussi porter des coups ou esquiver une attaque.

Lorsque notre héros est extirpé de son sommeil par la sonnerie de son téléphone, nous comprenons alors que les premiers instants du jeu n’étaient qu’un mauvais rêve. Hanté par nos démons, nous devrons aussi combattre ces mauvaises pensées si nous voulons arrive au bout de notre enquête. Mais pour l’heure notre présence est requise au domicile de Laura CAMPBELL qui vient d’être enlevée alors qu’elle était en live sur les réseaux sociaux.

Classique mais bien exécuté.

Broken Mind est présenté comme un action/survival horror par son créateur. L’aspect survie reste classique mais il est bien exécuté. De la gestion de nos munitions et de nos objets de soins dépend notre réussite. La présence de puzzles fait égallement écho aux plus grands noms du genre. La difficulté et le nombre de ceux-ci étant bien dosés, cela ne rebutera pas le joueur peu habitué à ce style de jeu.

Pour l’horreur, point de zombie ou de soldat génétiquement modifié. Le titre alimente l’angoisse du joueur par la présence de jump scares et la peur de tomber sur un malfrat au détour d’un couloir. Leurs subtiles intégrations font vraiment effet sur le joueur. La bande son vient égallement soutenir cette sensation de malaise. Rien de plus angoissant que de se faire surprendre par un ennemi sur fond de musique flippante. Ces mauvaises rencontres donnent d’ailleurs lieu à des phases de combat. Nous pouvons alors utiliser notre arme ou porter des coups. Notre adversaire ne peut pas éviter les balles mais peut parer nos attaques et se défendre. Il faut donc faire preuve d’un minimum de tactique pour ne pas sortir trop meurtri de l’affrontement. La difficulté reste bien dosée et les quatre niveaux proposés en début de partie permettent à chaque joueur de trouver celle qui lui convient. Le menu options propose égallement d’active ou de désactiver des aides in game comme la visée assistée par exemple.

Certifié “fait main”

Chaque texture du jeu a été dessinée à la main par le développeur. Cette direction artistique très cartoon donne l’impression au joueur d’évoluer dans les pages d’une bande dessinée. Malgré nos craintes nous avons été agréablement surpris par la diversité des environnements et des lieux visités. On retrouve bien entendu certains éléments copiés ci et la, mais nous n’avons pas ressenti de lassitude lors de notre aventure. Il ya toutefois un point qui aurait mérité plus de diversité. En dehors de notre affrontement final, nous ne combattons que deux types d’ennemis différents. Certes le scénario justifie ce choix, mais toutes les bandes de malfrats ne portent pas un masque et un uniforme.

Nous n’avons constaté aucun bug lors de nos parties mais une chose nous à toutefois causé quelques soucis au début. Si l’on se trouve trop près d’une porte dont l’ouverture se fait vers nous, elle bute sur notre personnage et se referme instantanément. Il faut donc apprendre à apprécier cette distance pour parvenir à ouvrir ces portes.

Il a tout du bon film

Broken Mind s’apprécie comme un bon film en VOST dont la durée avoisine les 2 heures 30. La rejouabilité est limitée une fois l’intrigue connue et les puzzles résolus, mais les chasseurs de succès devront probabournerr du collectir les les 4 jeu. La présence d’un mode narratif excluant les combats permet de rendre cette quête moins fastidieuse. L’intégration de bonus fait égallement écho à l’univers cinématographique mais il faudra d’abord finir le jeu pour accéder aux artworks et autres secrets de production.

Proposé au prix d’une place de ciné (9€99) lors de sa sortie le 21 juin 2022, Broken Mind saura à coup sûr trouver son public.

Testé on Xbox Series X.

Leave a Comment