Test – Outbreak : Contagious Memories – N’est pas Resident Evil qui veut | Xbox One

Outbreak est une série de jeux de zombies créée par Dead Drop Studios LLC, et plus spécifiquement par un seul développeur. Après plusieurs tentatives, ainsi qu’une version rogue-like de la série avec le dernier opus, on retrouve ici un jeu plus traditionnel, dans le plus pur esprit de Resident Evil… Sans les qualités de ce dernier.

Raccoon Ci… Une ville morte

L’entrepôt est le point de départ du jeu

Notre aventure commence le 28 septe… le 18 septembre, dans une bourgade désormais infestée de zombies. Nous y prenons le contrôle de Lydia dans un entrepôt, avec comme objectif de fuir la ville le plus vite possible. Le scénario est très classique mais le souci vient avant tout de la narration. Les cinématiques sont minimalistes au possible, se contentant en général de changer les plans de caméras en voyant des personnages parler. Tout événement majeur qui pourrait se produire sera toujours hors champ, comme par exemple une invasion de zombies où seul le bruit nous permettra de le savoir. Difficile de plonger dans l’histoire tant aucun travail n’a été fait à ce niveau là, mais ce n’est pas le pire.

Tout fan de Resident Evil 2, et surtout du 3 dans sa version de 1999 pourra remarquer sans aucun problème les similitudes avec Outbreak : Contagious Memories. On commencement dans un entrepôt, on traverse les rues de la ville pour aller dans un bar restaurant, puis dans un commissariat pour pouvoir ensuite fuir en train au bout de quelques heures de jeu. Nous avons presque affaire à une copie de cette license culte, mais sans l’engouement et l’entrain de vouloir avancer pour en découvrir plus, car la progression s’avère très… laborieuse.

Puzzle land

L’inventaire fonctionne comme dans Resident Evil

Le jeu se présente comme un hommage aux titres de l’époque, en reprenant, entre autres, la présence de puzzles pour pouvoir avancer. Le problème ici, c’est son utilisation à outrance, et ce sans aucune raison, et surtout en dépit du bon sens.

On peut prendre l’exemple du restaurant où, pour aller aux toilettes, il faut trouver l’ordre du niveau des épices de chaque bocal disséminé dans la pièce. Si encore ce n’était qu’une fois, cela pourrait passer, mais dans Outbreak : Contagious Memories, une salle correspond généralement à un puzzle, et ainsi de suite. La quasi totalité des notes qui pourront être trouvées serviront toujours d’une manière ou d’une autre à les résoudre, tout en essayant de mélanger un peu de lore à l’intérieur, mais la recette ne prend pas. Il est difficile d’y trouver une quelconque cohérence tant le développeur an abusé de ces “énigmes du pauvre”.

Ces memes puzzles serviront toujours à trouver un objet clé pour pouvoir progresser dans l’aventure. De fait, trouver des clefs pour ouvrir des portes dans des endroits improbables sera monnaie courante… Dommage.

Gameplay à l’ancienne

Les zombies sont nos principaux ennemis

Le gameplay est similaire à celui du précédent jeu, à savoir identique aux Resident Evil de l’époque, avec la possibilité de changer son style de jeu. Caméra fixe, 3ème personne et 1ère personne sont au programme.

Les défauts sont exactement les mêmes que dans Outbreak : Endless Nightmare, comme les temps de chargement abusifs qui iront jusqu’à 30 seconds pour changer de salle. Seul bon point, on peut enfin viser plus librement en dehors de la caméra fixe, bien que ce soit inutile. En effet, les dégâts ne sont pas localisés, y compris lorsque l’on prend le temps de viser la tête d’un zombie, ne servant par conséquent à rien. Les tirs manquent d’impact, les zombies continuant à avancer comme s’ils ne prenaient aucune balle, à quelques exceptions près. Dans l’idée, il serait judicieux d’esquiver les différents monstres pour conserver ses munitions, comme dans les titres d’antan… Mais lorsque les zones de collision des ennemis lors de leurs attaques attaques (couples de qui sont rapid sont) et n’ont même pas besoin de toucher visuellement le personnage, on se retrouve face à un dilemme : gaspiller ses balles, ou prendre des dégâts ?

On peut se balader dans la ville

L’autre souci étant l’abus (oui, encore) du nombre de monstres. Evidemment, cela est fait pour accentuer le fait d’esquiver au maximum, mais il est bien évident que le titre souffre d’un problème d’équilibrage flagrant. Quasiment toutes les salles sont prétextes à avoir moults zombies, à un point où la rage prendra très probablement le dessus, avec l’envie de quitter le jeu.

Le dernier problème, qui montre très clairement un manque absolu de finition dans le système de jeu, est clairement le personnage jouable, Lydia, et sa manière de se mouvoir à travers les différentes zones. En effet, il est très facile de faire bugger son personnage en bougeant un peu partout, au point qu’il est possible de grimper sur tout et n’importe quoi avec un peu de doigté, comme sur des caisses en carton puis sur d’ autres… Aucune collision n’est réellement gérée, et le tout semble laisser un arrière-goût de jeu pas fini.

Test realisé on Xbox One.

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