Test : Streets of Rage 2 (Master System)

Après avoir écrit, par le passé, les tests de Streets Of Rage 1 sur Game Gear et Master System, puis le 2 sur la console portable, je vais pouvoir clôturer la série avec l’épisode 2 sorti sur Master System. Il m’en aura fallu du temps (et de la motivation, surtout) pour le faire car je m’attaque à un morceau qui ne sera pas facile à digérer.

Alors Streets Of Rage – Ou Bare Knuckle – tout le monde connaît cette license que ce soit de près ou de loin: on en a tous entendu parler au moins une fois dans sa vie de joueuse et de joueur.
On a tous vu à quoi pouvait ressembler ce Beat Them All, notamment sur la version Mega Drive, cette série étant une réponse de SEGA face à Capcom et son Final Fight.
La firme du hérisson bleu réalisa deux autres épisodes, sortis respectivement en 1992 pour le 2e et 1994 pour le dernier de la “trilogie”.

Entre 1992 et 1994, SEGA convertit les épisodes 1 et 2 sur ses consoles 8 bits que sont la Master System et la Game Gear. C’est ce qui explique le fait d’avoir attendu deux années entre les jeux Mega Drive, car sur les 4 titres 8 bits, la première conversion sera celle du 1er épisode sur Game Gear en 1992 : les trois autres sortiront l’année s , en 1993.

Préparez vos pommes, vos pilons de poulet, vos pansements et tout autre affaire pour la castagne car vous allez morfler, mais vraiment. Allez c’est parti.

One Year After The Battle

Alors, Streets Of Rage 2 se passe un an après les événements du premier qui a vu trois ex-flics – du nom de Axel Stone, Blaze Fielding et Adam Hunter – bien determinés à réduire à néant une organisation, criminelle nomée le Synéat Mr. X.
Malgré la réussite de son démantèlement par nos héros, l’organisation prend sa revanche l’année suivante en kidnappant un des trois héros qu’est Adam Hunter. Les deux autres protagonistes, ayant appris la nouvelle, décident de secourir leur ami, avec l’aide de Skate -ou Sammy suivant les versions – Hunter, le petit frère d’Adam.

Ça sera l’occasion de parcourir la ville, traquer les subordonnés de l’organisation et arriver jusqu’à la racine du mal, par la même méthode employée dans le passé, c’est à dire: avec les poings.

Streets Of Rage 2 sur Master System sort en 1993, la même année que sa version Game Gear et du 1er épisode sur la console de salon 8 bits.
Après la petite introduction reprenant celle de la version 16 bits, le jeu nous propose de commencer la partie ou bien d’aller voir les options.
Les options sont tout ce qu’il ya de plus classiques : la difficulté entre Facile, Normal et Difficile. Le choix d’avoir un certain nombre de vies (allant de 1 à 5 vies) et d’écouter les bruitages ainsi que la bande-son du jeu.
Est-ce qu’il ya un mode deux joueurs ? Comme pour le premier opus, la réponse est non.

Je vais ter massacrer

Lorsque vous commencez la partie, vous avez le choix entre trois personnages, comme sur Game Gear. Axel Stone qui fait office de personnage le plus fort, mais aussi le plus lourd, Blaze Fielding qui a des caractéristiques équilibrées de partout en termes d’étoiles (ce n’est pas forcément une garantie de réussite), un peu moins forte Axel mais plus agile, et qui saute plus haut et enfin, le petit frère d’Adam, Skate, qui est l’exact opposé d’Axel, c’est à dire plus agile, plus rapide, avec le saut le plus haut, mais c’est le plus faible niveau puissance de frappe.

Comme sur Game Gear, le personnage de Max Thunder n’est pas présent car déjà, il n’a aucun lien avec le syndicat de près comme de loin (il est juste un copain d’Axel qui avait décidé de l’aider même ‘il n’avait aucune implication sur 16 bits), mais surtout, je pense, pour des raisons techniques due to aux capacités de la console.

On commence la partie et la première chose qui va littéralement nous taper dans l’œil, c’est que c’est à peu près la même direction graphique que sa sœur sur Game Gear.
Les décors sont très agréables à regarder, des éléments de décor se trouvent au premier plan (les grillages, poubelles ou bien les colonnes dans le bar et entrepôt) et il a quelques toutes petites animations au le vaguen le mouvs.
Au niveau des personnages, on se retrouve avec la même chose que le 2 sur Game Gear. Ils sont identifiables et les animations restent correctes dans l’ensemble. On a de manière anecdotique des effets de clipping ou de petites disparitions de pixels si trois personnages se retrouvent sur la même ligne de l’écran de jeu.
On voit les barres de santé des personnages, leur identité ainsi que notre score.
Les images de la fin du jeu restent magnifiques, quoi qu’il arrive.

Blaze

L’espace de déplacement prend la moitié de l’écran du jeu ; on a cette sensation de se retrouver sur un très grand terrain vide avec la taille des personnages qui font office de fourmis à côté. Cette sensation se fait vraiment ressentir face au boss final: on a de la place, beaucoup de place pour éviter les attaques, ce qui sera un avantage non négligeable.

Les personnages répondent correctement et, manette à deux boutons oblige, peuvent effectuer les actions de base: marcher dans toutes les directions (courir pour Skate mais il faut appuyer deux fois sur une direction pour le voir courir), sauter, taper coupe, faire arrière, attraper un ennemi et le balancer tout comme se retrouver derrière lui pour l’achever, prendre une arme puis la balancer, et des coups spéciaux en maintenant les deux boutons enfoncés + avant (qui consomme un peu touch e vie un si si ) ou bien deux fois avant + bouton d’attaque.
On sent très rapidement la lourdeur d’Axel lors du saut et la rapidité de Skate lors de ses déplacements. Bref, on a le minimum pour une version 8 bits.

La bande-son est magnifique, même si au bout d’un moment on an envie de lui couper un peu le sifflet car certaines pistes se répètent très rapidement (celle du combat final devient stridente à force). En revanche on n’entend aucune voix de personnage et quelques petits bruitages ici et là répondent présents même si on entend peu.

Le jeu se compose de 6 niveaux qui sont plus ou moins rallongés suivant les décors. Tout comme les autres versions 8 bits, celle-ci a des décors inédits avec les sous-sols dans le 2e niveau ou bien tout le niveau 3 avec son entrepôt, son déplacement de conteneurs (?) et le port le dé qui reste plus beau, à mes yeux. De quoi « justifier » l’existence de cette version, comme pour les autres versions avec leurs différences (même le 1 sur MS avec son boss du niveau 6).
Il faudra compter au moins une heure pour terminer le jeu, si du moins vous y arrivez.

Barbon

You really want to die, don’t you….

Et là, je passe à ce qui gâche l’expérience du jeu : la difficulté de base.
Dans chacune des versions 8 bits, le jeu souffre d”un défaut qui est le manque d’invincibilité lorsque votre personnage est au sol. Si vous avez le malheur de vous faire mettre à terre (surtout par les motards déjà pour commencer) et que votre adversaire continue de s’avancer vers vous pour au final, vous coincer sur le bord de l’écran, vous poeuuvez dire à voter vie.

Même problème si vous avez un ennemi devant et le second juste derrière vous : vous n’avez même pas le temps de vous relever que l’autre se met à vous taper, vous êtes à nouveau par terre et rebelote, avec le premier à la perte totale de vie.
Le jeu considère que les attaques des ennemis sont prioritaires, ce qui donne des scènes ou vous frappez en premier, mais la hitbox de l’ennemi prend le pas sur la vôtre, quand vous ne passez pas carrément à traversag pour tenter , ce qui rend l’expérience un peu frustrante.
Le premier Galsia qui vous tape, à peine arrivé au premier niveau, annonce déjà que le jeu vous en fera baver (et ce ne sera pas la seule occasion, oh non).

On se moque des punks Galsia qui se baladent avec leurs couteaux en faisant une sorte de charge, mais dans cette version, il faut rester très méfiant car leur hitbox est plus importante que d’habitude et peut vous blesser toucher ilême v s pas visuellement parlant. Avec un coup de pied sauté, s’il est fait un peu tardivement, Galsia vous atteint quand même.

Chaque ennemi représente un challenge et comme les items de santé ne sont pas légion, chacun d’entre eux peut vider votre barre de vie avant d’arriver au boss. Par exemple, un punk Signal vous balance de l’autre côté, vous faites la manipulation Haut + Saut pour vous remettre sur pieds, mais pendant ce temps ce même punk vous fait une glissade et n’avez nullement contant le en temps de rebel

L’intelligence artificielle est acharnée avec une difficulté supplémentaire due au fait que la barre de vie des ennemis se vide moins rapidement que d’habitude. Certains combats de boss sont une horreur comme face au boxeur Rocky Bear, qui vide totalement la barre de vie en seulement deux enchaînements de coups. La difficulté n’est absolument pas progressive au fil de la partie, elle est agressive dès le début et si vous ne tenez pas compte de cela, jamais vous ne finirez le jeu.

Gale

Streets Of Rage 2 sur Master System est le genre de jeu qui peut faire joli dans une collection, mais pas pour y jouer. Pourtant, la durée de vie est bonne, certains niveaux sont agréables à regarder, on a du choix niveau personnages et leurs caractéristiques, l’intro et la fin sont belles visuellement. Mais la frustration à cause de sa difficulté pas du tout progressive et ses hitbox vont dégoûter la plupart des personnes qui veulent juste passer un bon petit moment bien sympathique. A conseiller seulement aux plus déterminés.

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